De fait, la situation est tragique. Tous les mois, des milliers de chats sont écrasés sur les routes, à proximité de leurs domiciles. Dans ce domaine, bien sûr, les personnes les plus à plaindre sont les propriétaires qui vivent sur le bord de grands axes, sur les routes de campagnes, où souvent les automobilistes roulent vite. Trop vite pour éviter un chat qui semble se jeter sous leurs roues, tout du moins.
Mais comment protéger son chat quand on habite à côté d’une route ? Faut-il l’enfermer, l’éduquer ou le punir ? Peut on protéger son chat et l’empêcher de se faire écraser ?
Éviter que son chat se fasse écraser : pas de méthode infaillible

Peut-on définitivement protéger son chat des voitures quand on vit près d’une route ? Hélas, non. C’est triste, car les accidents routiers sont responsables d’une très grande proportion des morts prématurées chez nos chats, mais c’est un fait. Il n’existe à ce jour pas de remède miracle contre les accidents de la route pour les chats.
Les chats ne comprennent pas comment fonctionne nos axes routiers. S’ils se rendent vite compte qu’un véhicule est potentiellement dangereux, ils ne sauront jamais comment traverser une route en toute sécurité. Difficile en effet d’enseigner à un chat à regarder à droite et à gauche avant de traverser. Et même si c’était possible, la route resterait dangereuse, car le risque zéro n’existe pas.
3 Astuces pour protéger son chat de la route
Bien qu’il soit impossible de prévenir totalement les accidents de la route pour son chat, il existe tout de même quelques trucs et astuces que l’on peut mettre en place. Cependant, vous allez voir que les trois méthodes dont nous allons parler ici ne sont en rien parfaites. Chacune aura ses qualités et ses défauts. Mais quand la vie de son chat est en jeu, on est souvent prêt à faire des sacrifices.
Éviter que son chat se fasse écraser en le confinant chez soi
C’est la méthode la plus simple et aussi la plus évidente. En effet, si le chat est privé de sorties, cela réduit de fait considérablement les risques qu’il périsse sur la route. Bien sûr, avoir un chat d’intérieur impliquera de la part du propriétaire des aménagements spécifiques et une adaptation de l’alimentation et du matériel. En effet, un chat qui ne sort pas aura moins l’occasion de dépenser son énergie.
Pour éviter qu’un surpoids se développe, il faudra donner à l’animal une alimentation moins riche. Aussi, il est très important de procurer au chat des sources de divertissement, aussi bien pour combler son besoin naturel de faire de l’exercice que pour éviter qu’il ne s’ennuie.
Un chat qui s’ennuie est un chat malheureux qui peut développer des troubles du comportement. Jouets, arbre à chat, litière, nourriture adaptée et entretien ménager renforcé : on se rend vite compte que quand on enferme un chat dedans, la grande part du travail revient au propriétaire !
Bien sûr, un chat sera toujours plus épanoui avec un accès à l’extérieur. Mais lorsqu’on a une maison assez grande, un aménagement adéquat et du temps pour bien s’occuper de son animal, confiner son chat chez soi pour éviter qu’il ne se fasse écraser sur la route peut être envisageable.
Éviter que son chat ne se fasse écraser avec une clôture anti-fugue
Impossible ici d’éluder complétement le sujet de la clôture anti-fugue pour chat. Cet accessoire particulièrement clivant, que beaucoup jugent cruel, est pourtant particulièrement efficace pour protéger un chat contre les dangers d’une route, le tout en laissant à son animal un accès à l’extérieur.
Comment cela fonctionne ? On délimite le périmètre dans lequel on veut confiner son animal a l’aide d’un fil antenne que l’on enterre autour de son jardin. On accroche au cou de son chat un collier spécial doté d’un petit boitier. Ce boitier est capable d’émettre des sons ou des vibrations si le chat s’approche trop près de la frontière à ne pas franchir. Aussi, et c’est là que la méthode divise : le collier va, en cas de franchissement, émettre des petites décharges électriques. Le but étant que le chat associe la sensation désagréable au fait de franchir la limite, et ainsi qu’il reste dans son périmètre autorisé.
Une méthode à l’éthique très discutable donc, mais qui, on doit le dire, montre des résultats : la plupart des chats comprendra vite le message et ne tentera plus de franchir la frontière. Un mal pour un bien ? A chacun de trancher la question en son âme et conscience…
Éviter que mon chat se fasse écraser grâce à un traceur GPS
Pas convaincus par nos 2 premières solutions pour protéger son chat contre les dangers de la route ? C’est normal, elles sont loin d’être parfaites et tout bon amoureux des chats aurait quelques réticences à les mettre en œuvre. Notre troisième astuce n’est elle non plus pas idéale, mais, à l’inverse des deux premières, elle a l’avantage de respecter presque totalement le besoin de liberté de nos chats. Il s’agit d’un collier GPS.
En effet, dans une certaine mesure, doter son chat d’un collier GPS peut le protéger des dangers de la route. Pour ce faire, on peut dans l’application mettre en place une clôture virtuelle autour de son domicile, ou définir des zones de danger spécifiques desquelles le chat ne devra pas s’approcher. En cas de violation de ce confinement virtuel, le propriétaire reçoit une alerte sur son téléphone. Il peut alors aller récupérer son chat avant qu’un drame n’aie lieu.
Il s’agit là pour nous de la meilleure des trois méthodes, car c’est celle qui est la plus respectueuse de nos animaux et de leurs besoins de liberté. Cependant, il faut souligner que cette méthode n’est pas infaillible. Si le collier GPS tombe en panne de batterie ou si l’utilisateur n’est pas sur place au moment de la fugue, alors le chat risquera la même chose que sans traceur GPS.
Comment faire comprendre à un chat qu’il n’a pas le droit ?
L’acte d’éduquer un félin domestique, notamment pour lui faire comprendre qu’un comportement précis n’est pas recevable, requiert une connaissance approfondie de son ethologie et de se munir de patience. Le respect de son environnement est primordial pour établir une relation saine. Pour signifier à un chat qu’il n’a pas le droit, l’utilisation d’un langage corporel adéquat se révèle efficace. Tourner le dos ou lui montrer votre mécontentement bouleversera son statut de petit roi domestique. Néanmoins, ne vous laissez pas envahir par l’agacement, le chat réagit beaucoup plus positivement à la quiétude. Alors, comment punir un chat qui attaque ?
Une méthode commune pour lui faire comprendre son inconduite est l’usage de récompenses positivement renforcées. Les châtiments ne semblent guère lucratifs; le chat se sent agressé et non pas discipliné. Offrez-lui une friandise à chaque fois qu’il adopte un comportement adéquat, cela l’encourage à répéter ce type de comportement. Le chat associera le plaisir à cette action bénéfique. C’est le principe de base du conditionnement opérant.
Par ailleurs, se servir de tactiques de diversion s’avère très bénéfique. Constituez-vous une réserve d’objets attrayants tels que des jouets garnis d’herbe à chat. Lorsqu’un chat cède à la tentation, détournez son attention vers un jeu ou un plaisir accessible. Cela permet de rediriger naturellement son énergie ailleurs, sans exercer de réprimande explicite. Il vaut toujours mieux prévenir que guérir et protéger son environnement en limitant l’accès à certains lieux. Un harmonieux équilibre entre protection de l’espace et liberté du chat, voilà le secret.