🐱Alertes dans Vos Gammelles : Quand les croquettes les empoisonne
Des produits qui ne respectent pas le régime alimentaire des chats, des croquettes qui vont même jusqu’à être toxiques pour nos animaux : voilà ce qui se cache derrière les belles images de chatons en pleine forme arborées par les paquets d’aliments pour chat grand public. Pour que leurs produits soient rentables, certaines firmes semblent prêtes à tout. Et pour s’assurer toujours plus de clients et de passe-droits, elles ont une technique bien rodée. Pas facile donc de trouver des croquettes de qualités … lobbying, markéting fallacieux et recours aux influenceurs : aujourd’hui, on lève le voile sur le scandale des croquettes toxiques !
Des croquettes toxiques pour les chats
Les chats sont des carnivores. Ce sont même des carnivores exclusifs, c’est-à-dire qu’ils mangent principalement, avant tout autre aliment, de la viande. Bien sûr, ils ont également besoin, dans une bien plus faible mesure, des quelques fibres et de certaines vitamines que l’on retrouve dans les fruits. Mais concrètement, un chat, dans la nature, ça se nourrit de petits animaux.
Des emballages trompeurs
On pourrait donc imaginer que dans le souci de coller à ce régime alimentaire naturel, les fabricants de croquettes et de pâtées pour chats aient inventé des recettes avec de la viande fraiche en grande quantité. C’est d’ailleurs souvent ce que laisse penser les emballages. On peut en effet lire sur les paquets de la plupart des croquettes « recette bœuf et légumes », « poulet et légumes », ou encore « poisson ». En réalité, ces emballages sont pour le moins trompeurs et le pourcentage de vraie viande dans ce genre de produits est malheureusement la plupart du temps extrêmement faible.
Car oui, la viande, ou le poisson, ça coute cher ! Pour proposer des produits avec des prix concurrentiels et qui permettent de dégager une bonne marge, beaucoup de grandes marques ont donc décidé de s’en passer (ou presque). Comment ? En n’utilisant que les parties les moins nobles de l’animal et en substituant les protéines d’origine animale (que doivent normalement consommer les chats) par des protéines d’origine végétales.
Une escroquerie qui tue nos chats
Le problème, quand on nourrit un animal avec des produits de très mauvaise qualité et qui sont composés d’éléments qui ne sont pas conseillés dans le cadre de son régime alimentaire naturel, c’est que l’on met sa vie en danger. Car même si les recettes de ces marques de nourriture pour animaux qui ont pignon sur rue ne tuent pas nos chats immédiatement, elles ont tendance à les intoxiquer à petit feu.
Penchons-nous déjà sur « la viande » qui est soi-disant contenue dans ces produits. Bien que la liste des ingrédients soit toujours (à dessein !) très obscure, il reste toutefois possible de se faire une idée de la qualité des matières premières utilisées, notamment en examinant les taux de cendres brut, le ratio protéine/cendres et la proportion de phosphore. Le résultat est souvent sans appel et laisse entrevoir la médiocrité des éléments de base. Peau d’animal, os, carcasses, tendons, becs et parfois même excréments semblent être la seule trace d’origine animal dans ces produits. On est très loin de ce que l’on entend communément par « viande ». Le problème quand on alimente son chat avec des os d’animaux, c’est qu’on lui apporte certains minéraux et oligo-éléments en trop grande quantité, ce qui peut être nocif pour lui, notamment pour son système urinaire (mais pas seulement !).
Mais ce qui est le plus meurtrier dans ces produits, c’est l’énorme taux de glucides qu’ils contiennent. Normalement un chat n’a pas besoin de glucide, ou presque pas. Mais en substituant les protéines d’origine animales par des protéines végétale, les fabricants vont utiliser des produits qui vont faire grimper au plafond les taux de glucides. Céréales, riz, amidon : voilà ce qui va donner de l’énergie aux animaux tout en faisant monter leur taux de glucides. Or on sait que plus de la moitié des maladies chroniques chez le chat est imputable à un trop fort taux de glucides.
🐱 Un travail de lobbying acharné
A ce stade, plusieurs questions peuvent nous venir en tête. Comment ces marques bien connues peuvent-elle avoir le droit d’empoisonner nos animaux délibérément et impunément ? Comment est-il possible qu’après tant de temps et de recherche, la vérité ne soie pas connue et le scandale révélé au grand public ? Pourquoi les fabricants ne sont-ils pas contraints d’informer clairement les consommateurs par des listes d’ingrédients clairs aux dos de leurs produits ? La réponse tient en deux mots : Lobbyisme et markéting.
Des groupes de pression qui défendent les intérêts des marques
Dans un contexte sociétal ou de plus en plus de gens se montrent sensibles à la cause animale, les grandes marques de nourriture pour animaux ont bien compris qu’il fallait agir sur la scène politique et médiatique si elles veulent continuer à faire beaucoup de profit. En effet, pour continuer de faire de la marge sur des produits alimentaires nocifs pour les chats, la constitution de groupe de pression et d’influence est indispensable.
De quoi parle-t-on concrètement ? De personnes payées pour défendre les intérêts des marques de croquettes. Qui vont déployer des arguments, rencontrer des politiciens, organiser des évènements pour promouvoir leurs produits. Les plus grands d’entre eux vont aller jusqu’à posséder des écoles de vétérinaires, s’assurant ainsi de bons petits promoteurs à long terme. On retrouve ces petits soldats des marques travaillant avec des organisations comme la SPA, et les marques elles-mêmes parmi les principaux sponsors de tout un tas de salons professionnels. En outre, on retrouve les membres de ces groupes de pression dans le monde politiques, ou ils œuvrent, notamment au niveau européen pour inscrire leurs exigences en loi. C’est d’ailleurs par leur action qu’il n’est aujourd’hui pas obligatoire d’indiquer le taux de glucides sur les paquets de nourriture pour animaux.
Un markéting agressif
En plus du travail de lobbying, qui sert aux grands groupes à tisser leur toile, notamment au sein des sphères influentes de notre société, les fabricants de croquettes toxiques pour chat vont déployer une stratégie markéting très agressive pour convaincre les consommateurs. En infiltrant des cercles de professionnels de la santé animale, de la protection des animaux et de l’évènementiel autour des animaux, ces grands groupes s’assurent une bonne réputation et parviennent à mettre à l’écart la plupart des soupçons qui pèsent sur leurs produits.
Concrètement, quels sont les outils et les modes d’action de cette stratégie markéting ?
- Publicité abondante. Le matraquage publicitaire permet d’insinuer dans la tête des consommateur l’idée que ces marques sont des incontournables et que ces produits sont bons pour les animaux. Ces publicités sont partout, notamment à la télé mais aussi dans la rue, sur internet et dans les grands évènements dont les marques sont les sponsors.
- Une communication axée « nature ». En basant leurs publicités et leur communication sur l’idée de nature et de respects des besoins naturels des animaux, ces marques font croire aux consommateurs que leurs produits sont en adéquation avec le régime alimentaire des chats.
- Mise en avant de « produits Premium » qui n’ont de premium que le nom…et le prix ! Ces articles sont souvent de très piètre qualité et sont vendu à prix d’or pour faire croire au consommateur qu’ils sont faits à partir de matières premières de choix. Tout bénef pour les fabricants !
- Recours à des vétérinaires payés par les marques ou dédommagés par des cadeaux pour promouvoir ces produits auprès de la population.
- Recours à des influenceurs sur internet pour parler des produits de la marque dans un but publicitaire.
Un mot pour conclure
Si on doit retenir une chose de tout cela, c’est qu’il faut être particulièrement prudent quand on sélectionne un produit alimentaire pour son chat. C’est long et fastidieux, mais il vaut mieux chercher à analyser soit même la composition des produits pour opter pour une alimentation de qualité pour son animal. Car, bien que les croquettes grand public ne tuent pas les chats d’un coup, elles sont responsables d’un très grand nombre de troubles et de pathologies graves. Problèmes cardio-vasculaires, cancers, insuffisances rénales, diabètes, obésité, troubles de la digestion, dégénérescence neurologique, etc. La liste est longue. Mieux vaut donc être particulièrement prudent !