Un espace de réconfort pour les félins. Le 14 juin 2024, l’hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde) a dévoilé son tout nouveau « chatipi », une petite cabane en bois aménagée dans le parc de l’établissement pour accueillir les chats errants. Ce projet, à la fois sanitaire et médico-social, a été mené avec la participation active des patients de l’unité pour malades difficiles.
Un projet collaboratif et humanitaire. Conçu par l’association One Voice, le chatipi offre aux chats errants un abri où ils peuvent se nourrir, s’hydrater et recevoir des soins. Ce type de refuge est déjà présent dans 58 autres lieux en France, mais celui de Cadillac est le premier en Gironde.
Implication des patients. Le refuge dispose de trois chatières permettant aux chats d’entrer librement. Les lits confortables ont été fabriqués par les patients de l’unité pour malades difficiles, tandis que ceux de l’unité Falret ont confectionné les griffoirs. À l’intérieur, des gamelles d’eau et de croquettes sont toujours disponibles.
Une initiative saluée. Valérie Praud-Gaillac, responsable des services d’intendance et d’hôtellerie de l’hôpital, précise : « En ce moment, environ dix chats errants circulent dans le parc. Quatre d’entre eux utilisent régulièrement le chatipi, où ils ont pu être stérilisés et identifiés. » Elle ajoute : « C’est une solution durable pour les chats errants, souvent victimes de la faim, du froid, des maladies et parfois de la cruauté humaine. »
Un projet né d’une passion. À l’origine de cette initiative, Valérie Praud-Gaillac, une fervente amoureuse des chats, explique : « J’ai trois chats chez moi, dont un que j’ai recueilli à l’hôpital. Il y a toujours eu des chats ici, mais cela posait des problèmes sanitaires lorsqu’ils essayaient de pénétrer dans les unités pour se nourrir. »
Un programme exemplaire. Pascale Chevalier, secrétaire générale de One Voice, souligne l’importance de cette initiative : « Le programme chatipi réduit les souffrances des chats errants en leur offrant un abri et des soins. » L’association a non seulement financé le chalet, mais aussi fourni plusieurs kilos de croquettes et pris en charge les frais vétérinaires pour les douze premiers chats.
L’importance de la stérilisation. Pour souligner la nécessité de la stérilisation, Pascale Chevalier rappelle qu’une chatte non stérilisée peut engendrer jusqu’à 10 000 chatons en sept ans.
Une mobilisation collective. Ce projet a rassemblé diverses équipes de l’hôpital : les services techniques ont préparé le terrain et monté le chalet, tandis que les soignants et leurs patients ont aménagé l’intérieur lors d’ateliers d’ergothérapie. Des volontaires, dont Valérie Praud-Gaillac, veillent quotidiennement à la propreté du chalet et à l’approvisionnement des gamelles.
Un engagement reconnu. Le directeur de l’hôpital, Luc Durand, a salué cette initiative : « Au départ, je ne voyais pas très bien l’intérêt de ce chalet. Mais lorsqu’un patient m’a dit que sa participation l’avait rendu fier, cela m’a convaincu de la valeur de ce projet. »
En résumé, le chatipi de l’hôpital psychiatrique de Cadillac est bien plus qu’un simple refuge pour chats errants ! Il représente une initiative solidaire et thérapeutique, bénéfique à la fois pour les animaux et les patients, favorisant ainsi une coexistence harmonieuse.